Glospel / Émoglobal

Posted in Déroulement rolpoup, Livres on Jeudi 5 novembre 2009 by rolpoup

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À paraître

Vincent-Paul TOCCOLI & Roland POUPIN

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Glospel / Émoglobal

(Évangile dans un monde global)

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Regards partagés sur

Le Tiers Christianisme

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Essai de religiologie

À paraître aux éditions
Lethielleux

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1ère partie : Vincent Paul TOCCOLI – Glospel

2ème partie : Roland POUPIN – Émoglobal

vasarely

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Une prière exténuée…

Posted in Déroulement rolpoup on Dimanche 1 novembre 2009 by rolpoup

 

 

Job « savait qui vilipender ou implorer, à qui porter ses coups ou adresser ses prières. Mais nous, contre qui crier ? contre nos semblables ? Cela nous paraît risible. À peine articulées, nos révoltes expirent sur nos lèvres » (Cioran, La tentation d’exister, 1956).

 

 

 

 

 

Calvin : Back to the future

Posted in Déroulement rolpoup on Samedi 3 octobre 2009 by rolpoup

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Commémorations “année Calvin” : “Calvin : Back to the future”.

Comme Calvin était discret en matière de pub, son avenir fera-t-il aussi retour via nos commémorations dans la discrétion et la pudeur ?…

À l’image du film “Retour vers le futur”, dont le héros, Marty, remonte le temps pour se voir nommer (dans la version originale “Back to the future”)… Calvin, rapport à son slip (ustensile de pudeur s’il en est !), griffé de la célèbre marque Calvin Klein, ce que sa future mère pense être son nom !

Reste de cela que Calvin semble obséder moins chez les Anglo-saxons que dans son pays… où, dans la version française de “Retour vers le futur”, Calvin est devenu… Pierre (de Pierre Cardin) — un nom un peu plus… papiste !

Back to the future

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Cf. :
Calvin au-delà des caricatures
Calvin et les manuels scolaires…
Calvin en bref
Prédestination…
Calvin et la Loi de la liberté
Le calvinisme et la Cité
Protestantismes réformés
La résurrection du Christ
Une Alliance qui ne peut être rompue
Calvin et l’élection : la pérennité de l’Alliance
Année Calvin. Un cheminement intéressant…
Pourquoi Calvin aujourd’hui ?
Obsession Calvin

 

 

«On» a marché sur la lune…

Posted in Déroulement rolpoup on Mardi 21 juillet 2009 by rolpoup

… Un «On» qui m’a émerveillé, dit (dans ce reportage) un des astronautes, un des hommes du «petit pas» – entendant prononcer ce «on» sur tous les continents de la Terre : toute l’humanité se perçoit comme partie prenante d’un «grand bond»…

C’était le 21 juillet 1969 à 2 h 56 UTC (3 h 56 heure française) ou le 20 juillet à 21 h 56 à Houston…

40 ans…




Le blues des fidèles d’Amour : soufis, troubadours, cathares…

Posted in Déroulement rolpoup on Mercredi 15 juillet 2009 by rolpoup


Voir aussi : “Dans les tuniques d’oubli des signes de mémoire


Al Hallâj, mystique musulman, rendu célèbre en Occident par Louis Massignon [1], entendait mourir à l’imitation de Jésus. Il a de fait été martyrisé, condamné pour sa profession de l’union mystique qui outrait ses coreligionnaires musulmans ; et qui correspond à la souffrance et la passion de l’amour impossible [2]. C’est cette impossibilité qui se scelle dans la fatwâ de 922, la sentence de condamnation qui mènera Hallâj au supplice.

La théologie d’Ibn Dâwûd d’Ispahan (ob. 909) [3], grand juriste – et mystique – qui avait émis une première fatwâ contre Hallâj déjà quelques années avant sa condamnation, révèle le péché que reprochent à ce dernier ses contemporains : l’assimilation à Dieu de la créature, atteinte à la proclamation de l’Unicité de Dieu. C’est le désir même de Hallâj qui est condamné, le désir de l’union avec Dieu qui se scelle dans sa passion.

Ici Ibn Dâwûd est sans doute fort proche d’Hallâj, Ibn Dâwûd qui prônait la non-consommation de l’amour humain, afin de perpétuer le désir. C’est l’exaltation ultime de l’amour tel que, selon la légende, le vivait, et le mourait, la tribu des Banû ‘Odhra – les «virginalistes» – qu’a chantée Ibn Dâwûd lui-même ; tribu où «on mourait quand on aimait» [4], conformément au hadîth :

«Celui qui aime, garde son secret, reste chaste, et meurt d’amour, celui-là meurt martyr».

Il est bien question, en effet, d’un rapprochement, et des plus étroits, de cet amour mystique et de l’amour «humain». Car l’amour pour Dieu, cet amour impossible de Dieu que souffrent les mystiques, est fort proche de la souffrance qui est dans l’amour inabouti de l’amant pour l’aimée.

Tout le problème est précisément celui de la relation entre cet amour, humain, et l’amour porté à Dieu. Dans la ligne d’Ahmad Ghazâli se trouve aussi Rûzbehân Baqlî de Shiraz (ob. 1209) [5], qui développe au plus précis la pensée qui situe le dévoilement de Dieu à lui-même – le regard de Dieu sur lui-même, – dans le regard de l’amant humain pour l’être humain objet de son amour.

C’est aussi dans cette tradition que se situe Ibn ‘Arabi de Murcie (1165-1240), musulman espagnol qui enseigne avec Rûzbehan que c’est Dieu «qui se manifeste à tout être aimé et au regard de tout amant. Il n’y a ainsi qu’un seul Amant dans l’Existence universelle (et c’est Dieu) de telle sorte que le monde tout entier est amant et aimé» [6].

Avec cette Espagne en contact nécessaire avec la chrétienté aquitaine et languedocienne, connaissant une mystique de l’amour qui fleurissait chez Ibn ‘Arabi, et que pratiquait déjà, au XIe siècle, un Ibn Hazm de Cordoue dans son Collier de la Colombe, apparaît un fait difficilement contournable : que la mystique islamique est au moins une des sources de l’amour courtois. Ce que confirme un Raymond Lulle n’hésitant pas à revendiquer l’influence soufie en exergue de son Livre de l’Ami et de l’Aimé.

Amour courtois en Occident, troubadours donc. Analysant le mythe courtois de Tristan et Iseult, Denis de Rougemont [7] remarque que l’amour de Tristan pour Iseult, et réciproquement, n’est jamais que recherche de l’impossible, recherche narcissique de soi à l’occasion de l’autre. Et évidemment, le soufisme parlant d’une recherche d’unification de Dieu et de participation à cette unification de Dieu, la chantant dans le sama’, la question de la proximité des deux traditions est bel et bien posée.

Dans l’étude de Denis de Rougemont, ce narcissisme, névrotique, débouche sur la rencontre de soi dans la mort, seule recherchée ultimement dans l’autre inaccessible.

Or la mort dans la poursuite de l’inaccessible est bien ce qui advient à Hallâj. Mieux, c’est ce qu’il dit rechercher. Être en totalité avec Dieu, ne faire qu’un avec la racine pré-existentielle de notre être est une tentation telle que nous y voyons parfois confusément une espérance paradisiaque – cf. Job 3, Jérémie 20, Baudelaire dans «Bénédiction», ou Cioran, parlant de «l’inconvénient d’être né». Là apparaît d’ailleurs ce en quoi la démarche ne débouche pas simplement sur une assimilation à Dieu : cette impossibilité de la fusion est la certitude de l’échec dont Hallâj meurt. Non pas qu’il y ait retrouvailles de soi-même en Dieu dans la mort, mais perte définitive de l’illusion de la totalité. Aussi l’entretien forcené de la non-rencontre de l’autre, et notamment de la femme vénérée, peut être aussi perçue comme reconnaissance dans le concret du fait qu’il est une altérité irréductible, une non-totalité définitive de nos êtres, qui loin de se résoudre dans la mort, y devient au contraire incontournablement irréfutable. Ici encore apparaît la proximité d’Hallâj et d’Ibn Dâwûd qui obtenait sa condamnation.

Ainsi le martyre d’Hallâj, imitation de celui de Jésus, et symbole de l’essentiel du vécu des soufis, s’avèrerait être finalement à l’opposé-même d’une névrose certes frôlée : proclamation définitive d’une altérité irréductible, jusqu’en Dieu-même, dont on prononce l’unification. On ne peut que remarquer la proximité d’avec l’Évangile de Jean : «nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui» (Jn 14:23) ; «qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux et toi en moi» (Jn 17:22).

Proximité aussi avec le catharisme, pourtant différent, comme l’Évangile de Jean, de l’amour courtois ! Mais que ne disent pas les cathares sur l’altérité irréductible quand ils prient un Dieu étranger à la Création ! Il faudra donc parler d’un complexe de civilisation, qui va de l’Espagne musulmane à l’Europe courtoise, où l’on est au fait à la fois de la splendeur de Dieu et par là-même de son inaccessibilité, qui est finalement celle de l’Autre, et de l’autre humain également. L’Autre est dévoilement pour chacun de son propre abîme, intuition de ce que dira le freudisme quant à la vanité du fantasme et à ce qu’il ne peut être assouvi. Cette intuition s’est traduite alors dans l’exaltation de la chasteté et le culte de la Vierge Marie, Dame courtoise par excellence – inaccessible comme un fantasme reste inassouvi. Ou chez les Dante avec Béatrice, les Pétrarque avec Laure, toutes deux voulues inaccessibles, mais vénérées comme dans un jeu frisant sans cesse le mortel, mais au fond se sachant mensonge : cette mystique sait très bien ne fonctionner que comme amour inaccompli.

L’amour s’adresse-t-il en effet à celle que l’on dit exaltée, à la dame concrète, quand son poète devine, au fond, désirer surtout éviter sa vraie rencontre ? L’amour ne se signifierait que dans un engagement concret, charnel, quotidien, qui précisément, serait la ruine de la quête de l’inaccessible.

Kierkegaard l’a exprimé au plus précis, concernant «le jeune homme» de La reprise: «la jeune fille n’était pas aimée ; elle était l’occasion, pour le poétique de s’éveiller en lui». C’est pourquoi,… ment-il (en toute sincérité !) qu’ «il ne pouvait aimer qu’elle [...] ; et pourtant, il ne pouvait que languir auprès d’elle, continuellement» [8]. Auprès ou, sans doute mieux, au loin. Pensons ici à Raimbaud de Vaqueiras, vouant un culte exalté, sur simple ouï dire, à la Beauté de sa Dame d’Égypte musulmane, Dame qu’il n’a jamais vue !

L’exil métaphysique que typifie l’exil biblique en Égypte ou à Babylone, et que les cathares ont perçu à la racine de leur théologie, cet abîme de la nostalgie soufie, se dévoile comme étant au coeur de toutes les mélancolies, de tous les blues : les esclaves noirs d’Amérique, autres grands exilés spirituels avec Israël et les cathares, et d’abord géographiques, avec Israël, le traduiront dans les mêmes thèmes bibliques : l’Exode, le passage de la Mer rouge ou du Jourdain, la Pâque – et celle du Christ -, avec leur charge symbolique. «Déportés d’Afrique de l’Ouest, depuis le XVIIe siècle, les esclaves noirs d’Amérique ont connu un sort cruel : tribus et familles dispersées, rites et musiques interdits. Dépossédés de toute identité, ils n’ont plus que le grain de leur voix et la couleur de leur peau pour se réinventer un peuple, retrouver enfin une âme» [9]… C’est, des champs de coton aux gospels, le blues, précisément, qui chante la perte irrémédiable d’une terre-mère désormais inaccessible [10], – mère symbolisée dans un pieu mensonge par une Vierge Marie, une Béatrice de Dante déjà décédée, ou une Dame d’Égypte que Raimbaud ne verra pas, – terre de la préexistence des cathares où l’on ne reviendra pas de ce côté-ci du ciel :

“Oh Lord, I want to be in the number,
when the saints go marchin’ in”.

R.P.




R.P. in Actes du colloque «Médiévales 97» – Bazièges (Haute-Garonne).
Cf. R. Poupin, “Hallâj : l’imitation de Jésus-Christ ou le martyre comme damnation”, Connaissance des Pères de l’Église (éd. Nlle Cité), n°47, 1992.

______________________________________

[1] Dans son livre La passion d’Al Hallâj, Paris, [1922] rééd. Gallimard, 1975.

[2] Cf. mon article “Is There a Trinitarian Experience in Sufism ?” in The Trinity in a Pluralistic Age, éd. Kevin J. VANHOOZER, Grand Rapids, Michigan / Cambridge, U.K., 1997.

[3] Cf. Henry CORBIN, Histoire de la philosophie islamique, Paris, Gallimard [1964], coll. Folio, 1986, p. 279 sq.

[4] Ibid.

[5] Cf. son Jasmin des fidèles d’amour (Kitâb-e ‘Abhar al-’ashiqîn), traduit du persan par Henry Corbin, Paris, Verdier – coll. “Islam Spirituel”, 1991.

[6] IBN ‘ARABI, Traité de l’amour, trad. M. Gloton, coll. “Spiritualités vivantes”, Paris, Albin Michel, 1986, p. 59.

[7] L’amour et l’Occident, Paris, Plon/U.G.E. – coll. 10/18, 1972.

[8] KIERKEGAARD, La reprise, Paris, Flammarion, coll.GF, 1990, p.73-74.

[9] Franck BERGEROT, Arnaud MERLIN, L’épopée du jazz. 1/ Du blues au bop, Paris, Gallimard, coll. Découvertes, 1991, p.13.

[10] Ainsi le dit celui que Michel Jonasz appelle “le Blanc qui chante Toulouse [comme] le Noir [...] chante ‘I was born to loose’” : ayant précisé : “il y a des races de peau, paraît-il. Pour moi, il y a surtout des peaux de l’âme, des peaux d’âme”, Claude Nougaro parle de “cet appel vers un homme transfiguré, vers un paradis perdu” : “je suis né dans un trou de mémoire et au fond de ce trou gît l’étoile, le lingot de ma vie” (in Le Nouvel Observateur n°2228 / 26 juin – 2 juillet 1997, p.35-36).




La planète des singes et le paradoxe du mimétisme

Posted in Déroulement rolpoup, Films, Livres on Jeudi 2 juillet 2009 by rolpoup

 

Dans un billet précédent, j’ai tenté de noter un rapprochement de La planète des singes, livre et films, d’avec la théorie de René Girard sur la violence, le mimétisme et le sacré.

Une approche naturellement ignorée par Pierre Boulle, qui ne connaissait pas la théorie que son compatriote avignonnais développerait bien après son œuvre à lui… L’approche est ignorée aussi des réalisateurs des films successifs, Schaffner et Burton. La dimension religieuse de la société des singes évolués n’apparaissant assez explicitement que chez ce dernier — une religion qui, de façon surprenante, ne connaît pas le sacrifice, contrairement à ce qu’il en est de toutes les religiosités classiques de l’humanité.

Voilà qui, par la bande, dénote, en regard de la théorie de René Girard, moins de violence à évacuer chez les singes que chez les hommes — le sacrifice en étant l’exutoire.

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Apparaît en revanche nettement chez Boulle tout autre chose (une autre forme de violence, sous-jacente), aspect qui a été estompé chez ses interprètes cinématographiques : l’approche « racialiste » de la relation hommes-singes et de l’intérieur de la société des singes — avec ses trois races (chimpanzés, orangs-outangs, gorilles) et leurs spécialisations.

Une approche qui correspond sans doute au regard qui est celui de Boulle, homme de son temps — d’un temps colonial puis déjà post-colonial — sur les relations entre l’Occident et le reste du monde.

Un monde « racialisé », connotant « hiérarchies » des « races ».

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Où l’on retrouve dans La planète des singes, mais façon métaphorique, ce qui est présent ailleurs dans l’œuvre de Boulle…

Quelques citations du Pont de la rivière Kwai :

— d’après un article intitulé « Pierre Boulle : un auteur racialiste » (http://adrien637.blogspot.com/2005/12/la-plante-des-singes-de-pierre-boulle.html) :

« De la bouche même de Nicholson [héros du livre] : “L’essentiel (…) c’est que les garçons sentent qu’ils sont toujours commandés par nous, et non par ces singes [les Asiatiques]. Tant qu’ils seront entretenus dans cette idée, ils seront des soldats et non pas des esclaves”.

Alors que Saïto menace les officiers à la mitrailleuse, un soldat s’adresse à Clipton : “Doc, ils ne vont pas!… Ce n’est pas possible! Ce singe jaune n’osera pas?… Et le vieux qui s’entête!”

Lorsqu’un britannique en mission de reconnaissance pour la destruction du pont revint raconter ce qu’il a vu, il dira : “Si vous aviez vu l’allure de ces sentinelles, sir ! Des singes déguisés. Une façon de traîner les pieds et de se dandiner qui n’a rien d’humain…”

Saïto fera un discours où il répétera à satiété, combien il hait les Britanniques. Les Japonais sont eux persuadés de leur ascendance divine. Lui prêtant une gestuelle des plus agressives, Boulle commente ainsi : “La brutalité de ses expressions et de ses gestes désordonnés devait cependant être attribuée à un reste de sauvagerie primitive.”

Le roman met indéniablement en scène la concurrence de deux civilisations définies sur une base raciale.

À propos de Nicholson : “Le résultat d’ensemble en arrivait à affecter seul son esprit, symbolisant et condensant en une structure vivante les efforts acharnés et les innombrables expériences capitalisées au cours des siècles par une race qui s’élève peu à peu jusqu’à la civilisation.”

De la bouche de Nicholson : “Vous savez, Reeves, je compte vraiment sur vous. Vous êtes ici le seul homme techniquement qualifié, et je vous laisserai une très grande initiative. Il s’agit de démontrer notre supériorité à ces barbares.” »

L’article en retire que pour Boulle « l’Occident possède en propre, des facultés qui lui sont exclusives. Ce n’est pas seulement une aide ponctuelle que Nicholson amena à l’Orient, il contribua à lui livrer un facteur central de la domination occidentale, qui sera mis à profit comme nous le savons par ces tigres économiques, sans qu’ils n’eurent à faire l’effort de le découvrir eux-mêmes. »

De sorte que Nicholson « contribuera à l’éducation à la science occidentale, d’une race qui gardera pour elle, les avantages qui lui sont propres : la capacité d’imitation, le conformisme social et l’abnégation asiatique. »

Et là, on a touché la question mimétique — la capacité d’imitation — le propre du simiesque !

Où le mimétisme est dévalorisant : on est loin du sens que lui donnera René Girard, lequel permet de faire apparaître le paradoxe qui est au cœur des romans de Boulle, et notamment de La planète des singes, où le simiesque est annoncé par le titre du livre et le nom l’espèce vouée à supplanter les hommes : les singes, l’espèce mimétique.

« L’homme apprivoisa les singes, il entreprit même de leur montrer à parler. Ils apprirent et par imitation, ils réussirent à prendre sa place au faîte de sa propre civilisation. Cette relation de l’homme blanc et du singe dans le roman, illustre la relation dans le monde réel de l’homme blanc européen et de l’homme asiatique », écrit l’auteur de l’article déjà cité !

Le mimétisme comme signe d’une déficience, d’une inaptitude à inventer, le mimétisme comme alternative à l’intelligence humaine ou — selon le « racialisme » de l’époque dont Boulle est le témoin — occidentale.

Or ce qu’a montré depuis de façon impressionnante René Girard, c’est que le mimétisme est le propre de l’intelligence, et que l’intensité mimétique est le propre de l’intelligence humaine : l’homme a une plus grande capacité d’imitation. C’est pour cela qu’il a sa capacité d’invention, et corrélativement de violence insoluble, pouvant aller jusqu’à l’autodestruction du groupe ou de l’espèce, sauf à l’évacuer dans le dérivatif sacrificiel du bouc émissaire — cette pratique sacralisée dans la religion… et ignorée de la société des singes, dans toutes les œuvres issues du roman de Boulle ! Où les singes sont moins aptes au développement parce que moins simiesques, moins mimétiques que les hommes.

René Girard a posé un constat qui ruine le racialisme de l’époque de Boulle : la capacité d’imitation à partir d’un certain degré d’intensité est bien un signe d’intelligence humaine, un fondement de la culture et de la civilisation !

Un constat qui, parallèlement, donne une force supplémentaire au roman de Pierre Boulle, ce qu’en ont retenu les films successifs : l’intuition de la force destructrice du mimétisme humain, voire le passage à l’acte (la destruction par armes nucléaires du film de Schaffner) ouvre la place à des civilisations moins fatiguées par les excès du mimétisme culminant en violence — c’est le phénomène constant de la montée des barbares (comme pour les Romains… fatigués, remplacés par des peuples en phase d’acquisition du partage mimétique de leurs prédécesseurs)…

Mais contrairement à ce qu’il en serait d’un remplacement par des singes — mettons, pour maintenir la modernité du mythe, suite à des manipulations génétiques comme pour le film de Burton — ; contrairement donc à ce qu’il en serait pour des singes, peu de doutes que le mimétisme humain mène les remplaçants au même terme que les remplacés : humains, et donc intensément mimétiques, donc aptes au progrès, et à l’intensification de la violence…

À moins de se résoudre à recevoir le dévoilement de ce phénomène humain-là et d’opter pour un autre mode d’évacuation de la violence, celui qui a conduit le Christ à la croix.

 

 

Une Alliance qui ne peut être rompue

Posted in Déroulement rolpoup on Mardi 23 juin 2009 by rolpoup

Calvin et l’élection : la pérennité de l’Alliance :

Dieu nous assure de son élection par la seule foi qu’il est fidèle à sa promesse — Institution de la religion chrétienne (IC), III, xxiv. Il nous a signifié sa garde en scellant alliance avec nous. Et cette Alliance nous précède, remontant avant la fondation du monde dans la promesse du Dieu éternel, et scellée dans le temps bien avant nous. Scellée avec Abraham.

Car c’est de cette Alliance-là qu’il s’agit : il y a une seule alliance, celle passée déjà avec Abraham : «l’Alliance faite avec les Pères anciens est si semblable à la nôtre, qu’on la peut dire une même avec elle. Seulement elle diffère en l’ordre d’être dispensée»IC II, X, 2.

Car Calvin établit la théologie sur la Bible entière, pas seulement sur le Nouveau Testament. Voilà qui porte des conséquences considérables — et notamment sur la considération de l’Alliance avec Israël, et de sa pérennité, sans laquelle l’Alliance ne vaut pas non plus pour les chrétiens.

Cette Alliance, scellée déjà par Dieu avec Abraham, Isaac et Jacob, avec Moïse et le peuple au Sinaï, n’est pas résiliable. Dieu-même s’est engagé ! L’Alliance conclue par Dieu avec les Pères n’ayant «pas été fondée sur leurs mérites mais sur sa seule miséricorde».

Dieu s’est engagé de façon irrévocable. Une révocation serait même contradictoire en christianisme, puisque la «nouvelle» Alliance — «nouvelle» non pas parce qu’elle serait autre, mais en tant qu’Alliance unique renouvelée — ; la «nouvelle» Alliance-même, donc, repose sur cette même fidélité de Dieu ! À nouveau, «L’Alliance faite avec les Pères anciens est si semblable à la nôtre, qu’on la peut dire une même avec elle. Seulement elle diffère en l’ordre d’être dispensée»IC II, X, 2.

Dès lors la promesse rappelée par Paul à Timothée ne vaut pour les chrétiens que si elle vaut pour les juifs : «si nous sommes infidèles, Dieu demeure fidèle car il ne peut se renier lui-même» (2 Timothée 2:13).

*

Une nouvelle Alliance ne saurait donc qu’être une Alliance renouvelée, l’Alliance déployant ses effets.

Nous voilà donc au cœur de l’enseignement de Calvin reconnaissant une seule Alliance, scellée avec Abraham, et «déployée en Jésus-Christ». C’est pourquoi les formes que prend cette unique Alliance sont secondes par rapport au lien qui se scelle en la promesse de Dieu, en sa parole-même, qui transcende les signes où elle nous est annoncée, que ce soit les signes propres au judaïsme, ou ceux du christianisme.

La réalité essentielle nous transcende. Elle est fondée dans l’éternité de Dieu, signifiée dans le temps à Abraham et aux patriarches, et «déployée en Jésus-Christ».

Ici se noue le lien entre la conviction chrétienne de Calvin — concernant Jésus en qui se déploie l’Alliance — et le fait que l’Alliance avec Israël ne soit en aucun cas rompue. C’est la même Alliance que celle qui se déploie en Jésus-Christ en qui se signifie, se dévoile comme dimension intérieure, spéciale (concernant l’Église invisible), l’élection générale scellée avec Abraham. Tandis que c’est dans l’ordre de cette élection générale que se constitue l’Église visible comme peuple élargi aux nations pour une vocation qui rejoint celle adressée à Abraham et à Israël. Car, ayant parlé d’élection, il convient de préciser qu’il s’agit là avant tout essentiellement d’une vocation à porter une parole et pas d’un privilège en forme de mol oreiller.

S’il y a un privilège, certes, c’est celui d’être appelés à être comme coopérateurs de Dieu pour faire advenir le jour où selon la promesse d’Ésaïe (2, 3-4) — conformément à ce que «de Sion sortira la loi, de Jérusalem la parole du Seigneur» — «il sera juge entre les nations, l’arbitre d’une multitude de peuples. De leurs épées ils forgeront des socs de charrue, de leurs lances des serpes : une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre, et on n’apprendra plus la guerre.»

(RP, AJC Antibes – Juan-les-Pins 18.06.09 – http://rolpoup.hautetfort.com/archive/2009/06/10/index.html)

 

La pérennité de l’Alliance. Une conviction qui fonde aussi dès lors l’œcuménisme intra-chrétien, dévoilant tout le sens positif de la remarque de Calvin sur la permanence du statut ecclésial des communautés rattachées à Rome :

« Nous ne nions point que les Églises sur lesquelles le pape domine par sa tyrannie, ne demeurent des Églises, mais nous disons qu’il les a profanées par son impiété, qu’il les a affligées par sa domination inhumaine, qu’il les a empoisonnées de fausses et méchantes doctrines, et quasi mises à la mort, au point que Jésus-Christ y est à demi enseveli, l’Évangile y est étouffé, la chrétienté y est exterminée, le service de Dieu y est presque aboli ; bref, tout y est si fort troublé, qu’il apparaît plutôt une image de Babylone, que de la sainte cité de Dieu.
Et cependant, « je dis que ce sont des Églises, premièrement, en tant que Dieu y conserve miraculeusement les restes de son peuple, bien qu’ils y soient pauvrement dispersés ; secondement, en tant qu’il y reste quelques marques de l’Église, principalement celles dont la vertu ne peut être abolie, ni par l’astuce du diable ni par la malice des hommes. » (IC, IV, ii, 12).

Cf. :
Calvin au-delà des caricatures
Calvin et les manuels scolaires…
Calvin en bref
Prédestination…
Calvin et la Loi de la liberté
Le calvinisme et la Cité
Protestantismes réformés
La résurrection du Christ
Calvin et l’élection : la pérennité de l’Alliance
Année Calvin. Un cheminement intéressant…
Pourquoi Calvin aujourd’hui ?
Obsession Calvin

 

 

sur “2001 : l’odyssée de l’espace”

Posted in Déroulement rolpoup, Films on Lundi 15 juin 2009 by rolpoup

La planète des singes

Posted in Déroulement rolpoup, Films on Mercredi 10 juin 2009 by rolpoup

 

Le film de Franklin J. Schaffner (1968) :

 

 

Humains et dès lors plus violents que les singes,
parce que plus aptes au mimétisme… plus simiesques !

 

 

 

Obsession Calvin

Posted in Déroulement rolpoup, Noms on Samedi 25 avril 2009 by rolpoup

 

 

 

« L’homme n’a pas de tombeau.


Ce n’est pas qu’on lui en ait refusé l’honneur. Il l’avait voulu, enseigné.


Une simple pierre aux initiales J.-C., dans le cimetière de Plainpalais [à Genève], sur l’emplacement présumé de la sépulture, exprima, près de trois siècles après, la reconnaissance d’une pieuse postérité. Impossible, par conséquent, de localiser [sa] tombe […].


On n’a pas exposé son corps à la vénération publique, qu’il soit embaumé, ou dans sa bière, ou déjà sous la terre, comme cela est coutumier à l’endroit des souverains pontifes et des dignitaires l’Eglise romaine. On a respecté sa volonté. On a suivi son enseignement qui n’est autre, dans son exigence de simplicité, que celui la Bible. L’homme, dans l’attente de la résurrection, retourne à la poussière. La gloire revient à Dieu.


Ce dépouillement sied à la stature de Calvin. Il illustre sa personnalité. Au delà des caricatures, des déformations, de toutes les calomnies, cette absence de pompe funéraire laisse aux puissants échos de sa vie toute liberté. Le personnage ne s’est pas figé dans le marbre, figure elle-même périssable de l’immobilité de la mort. […] »


Ce sont les premières lignes du livre de Gabriel Mützenberg, L’obsession calviniste (Genève, Labor & Fides, 1979).

 

 

Voilà qui illustre bien le problème médiatique du Réformateur : il n’a pas aimé la publicité, elle le lui a bien rendu.


Si bien qu’il nous en reste, comme portrait, des caricatures. Il n’est pas jusqu’aux gravures, peintures et représentations, qui ne semblent inspirées du seul portrait dont il soit probablement indubitable qu’il date de son vivant : une caricature, précisément : un Calvin croqué par un de ses étudiants !… Croquis qui semble reproduit indéfiniment comme portrait unique… Venant souligner les caricatures émanant des pays de la Contre-réforme — qui a été indubitablement efficace.


Ici, pas de prénom Calvin donné aux enfants quelle que soit leur appartenance religieuse, comme dans le monde anglo-saxon, où le Français fut reçu à la mesure de sa stature.


En France, à l’instar de l’Autriche, deux pays de la Contre-réforme passés au despotisme éclairé, les caricatures du Réformateur semblent constituer le seul trait d’union — en forme de bouc émissaire, pour reprendre le titre du chapitre premier du livre de G. Mützenberg. De la Contre-réforme à la France de Voltaire et à l’Autriche débouchant sur le XXe siècle de Stefan Zweig — qui, lui, en fait carrément une métaphore d’Hitler !…


La liste serait longue de ceux qui attribuent à un Calvin qui n’en est même pas citoyen, le pouvoir (« dictatorial », comme il se doit !) sur la ville de Genève qui exécute Servet selon la loi impériale et selon l’époque. Voilà de même ce thème classique de l’orthodoxie occidentale, la prédestination (dogme commun depuis 529 – second concile d’Orange) devenant l’invention de Calvin. Il n’est pas jusqu’à la crise financière de ce début de XXIe siècle, qui ne lui doive quelque chose en tant qu’ « inventeur du capitalisme » ! (Né au moins deux siècles auparavant…).


De l’obsession au statut de bouc émissaire pour plusieurs qui se payent ainsi un statut vertueux en s’indignant contre le personnage…


Où 2009 présente l’utilité, via un retour sur caricatures, de réfléchir sur la raison de quelques obsessions…


 

Éléments de bibliographie :


Lire Calvin :


Institution de la religion chrétienne, Éd. J.D. Benoit, Paris, Vrin, 1957-1963.

A paraître fin mars-début avril 2009 :
Institution de la religion chrétienne/ (1560), édition en français moderne par Marie de Védrines et Paul Wells, Ed. Kerygma et Excelsis, env. 1500 p.

Œuvres de Jean Calvin dans la collection La Pléiade à paraître le 17 avril 2009

Petit traité de la sainte Cène. Int. Marianne Carbonnier-Burkhard et Laurent Gagnebin.- Olivétan, 2008 (Coll: Petite bibliothèque protestante), 86 p.,

Traité des reliques. Prés. & notes de Bernard Cottret.- Les Éditions de Paris /Max Chaleil, 2008, 76 p.

Une spiritualité à visage humain. Le Livre d’or de la vie chrétienne.- Ed. Excelsis, 1999, 96 p.

Instruits-moi dans ta vérité. Brève instruction chrétienne.- Ed. Excelsis, 1998, 80 p.

Œuvres choisies. Ed. présentée et annotée par O. Millet. Gallimard, 1995 (Coll. : Folio Classique n°2701), 336 p., index.


Introductions :


Blandenier, Jacques : Martin Luther et Jean Calvin. Contrastes et ressemblance.- Ed. Excelsis & Je Sème, 2008, 304 p.

Cadier, Jean : Calvin, Paris, PUF, 1966.

Christin, Olivier, Les Réformes. Luther, Calvin et les protestants, Découvertes Gallimard, Paris, 1995.

Cottin, Jérôme : Jean Calvin & la modernité de Dieu. 1509 – 1564.- Éditions du Signe, 65 p. 3, 00€.
Du même, pour les enfants : Calvin, l’ami de Dieu (Jérôme Cottin & Corinne Vonaesch).- 47 p., ill., 1,50€

Denimal, Eric : Calvin, héraut de Dieu, Paris, Presses de la Renaissance, 2009.

Elwood, Christopher : Calvin… sans trop se fatiguer. Illustrations de Mix et Remix.- Labor et Fides, 2008, 177 p., index, ill.

Gisel, Pierre ; Higman, Francis : Calvin, Jean (1509 – 1564).- In : Encyclopédie du protestantisme. Ss la dir. de Pierre Gisel. 2ème éd. revue, corrigée et augmentée.- Paris/Genève. PUF/Labor et Fides, 2006 (Coll: Quadrige/Dicos Poche), 1572 p.

McComish, William : Calvinisme.- In : Encyclopédie du protestantisme. Ss la dir. de Pierre Gisel. 2ème éd. revue, corrigée et augmentée.- Paris/Genève. PUF/Labor et Fides, 2006 (Coll. : Quadrige/Dicos Poche), 1572 p.

Tourn, Giorgo : Jean Calvin. Le réformateur de Genève.- Olivétan, 2008, 124 p.


Vie & Théologie :


Bèze, Théodore de, La vie de Jean Calvin, Europresse, 1993.

Biéler, André : La pensée économique et sociale de Calvin. Georg, 2008, nouvelle éd. augmentée d’une préf. de Michel Rocard.

Buckler, Andy : Calvin et la mission.- Olivétan, 2008 176 p.

Castellion, Sébastien, Contre le libelle de Calvin, Éditions Zoé, Genève, 1998.

Calvin et le calvinisme. Cinq siècles d’influences sur l’Eglise et la Société. Ed. par Martin Ernst Hirzel et Martin Sallmann.- Labor et Fides, 2008, 360 p.

Crouzet, Denis : Jean Calvin. Vies parallèles.- Fayard, 2000, 481 p., index, bibl.

Cottret, Bernard : Calvin. Biographie.- Payot & Rivages, 1995, 456 p., index, bibl.

Gisel, Pierre : Le Christ de Calvin. (Coll. : Jésus et Jésus Christ N°44).- Paris. Desclée, 1990, 208 p.- index.

Giran, Étienne, Sébastien Castellion et la Réforme calviniste. Les deux Réformes, Hachette, Paris, 1914

Doumergue, Emile : Le caractère de Calvin.- La Cause, 2008 (1er éd. 1931), 176 p.

Fuchs, Éric, La morale selon Calvin, Cerf, Paris, 1986

Hebding, Rémy : Pour comprendre la pensée de Jean Calvin.- Olivétan, 2008, 112 p.

Janton, Pierre : Jean Calvin ministre de la parole (1509-1564).- Cerf, 2008 (Coll: Histoire), 385 p., bibl., index.

Keller, Carl A., Calvin Mystique – au cœur de la pensée du réformateur, 2001, Editeur : Labor et Fides.

Krumenacker, Yves, Calvin. Au-delà des légendes, 2009, Editeur / Edition : Bayard.

Millet, Olivier, Calvin et la dynamique de la parole, Champion, Paris, 1992

Müller, Denis : Jean Calvin. Puissance de la Loi et limite du Pouvoir.- Michalon, 2001 (Coll. : Le bien commun), 123 p., bibl.

Reymond, Bernard : Le protestantisme et Calvin. Que faire d’un aïeul si encombrant ? Labor & Fides, 2008, 136 p.

Vial, Marc : Jean Calvin. Introduction à sa pensée théologique. Préf. Olivier Fatio.- Musée int. de la Réforme/Labor et Fides, 2008, 176 p., bibl., index, ill.

Schmidt, Albert-Marie : Jean Calvin et la tradition calvinienne. Nvelle éd. mise à jour et corrigée. Préf. de R. Stauffer.- Cerf, 1984 (Coll. : Semeurs), 152 p., bibl.

Weeda, Robert, Le Psautier de Calvin. L’histoire d’un livre populaire au XVIe siècle (1551-1598), Brepols, Turnhout, 2002

Wendel, François : Calvin. Sources et évolution de sa pensée religieuse (1950). Préf. de R. Stauffer.- Genève. Labor et Fides, 1985, 302 p., index, bibl.


Calvin en son temps :


Millet, Olivier : Calvin et ses contemporains.- Droz, 1998, 314 p.

Reymond, Bernard: Les plumes de la Réforme. Calvin, Bèze, La Taille, d’Aubigné. In : Le protestantisme et la littérature. Portraits croisés d’un horizon partagé.- Coll. Protestantismes. Labor & Fides, 174 p., 2008

La littérature militante en France (p. 235-236).- In : V. La seconde moitié du XVIe.- In : Lettre Européennes. Manuel d’histoire de la littérature européenne.- Ss la dir. de Annick Benoit- Dusausoy et de Guy Fontaine.- Préf. Vaira Vike-Freiberga. Ed. De Boeck Université, 2ème éd., 2007, 862 p.

La Réforme et les littératures (p. 184).-.- In : Lettre Européennes. Manuel d’histoire de la littérature européenne : L’Humanisme de la Renaissance (1450 – 1550).– Ss la dir. de Annick Benoit- Dusausoy et de Guy Fontaine.- Préf. Vaira Vike-Freiberga. Ed. De Boeck Université, 2ème éd., 2007, 862 p.

Guerdan, René : La vie quotidienne à Genève au temps de Calvin.- Hachette Littérature, 1977, 256 p.


Dans les revues :


BULLETIN DU C.P.E., n° 7, novembre 2006
La double prédestination chez Calvin. L’intention et le durcissement – L’énigme d’une doctrine – Le paradoxe de la foi en Christ – Le paradoxe du “conseil de Dieu” – Le paradoxe de la “docte ignorance” – Le paradoxe du “Soli Deo gloria” – Conclusion : une nécessaire réinterprétation – Notes bibliogr.

BULLETIN DU C.P.E., n° 5, Octobre 2004
O. Abel : Destin et prédestination chez Calvin – Bibliogr.

BULLETIN DE LA S.H.P.F., JANVIER-FEVRIER-MARS 2009
ETUDES HISTORIQUES : CALVIN ET LA FRANCE
I. – Calvin et la France à l’époque de Calvin II. – Réception et images de Calvin (XVIe-XVIIIe siècles) III. – Calvin dans la culture française et l’historiographie moderne.

BULLETIN DE LA S.H.P.F., AVRIL-MAI-JUIN 1995
GILMONT (J.F.) : Les sermons de Calvin : de l’oral à l’imprimé (p.145-162)

BULLETIN DE LA S.H.P.F., N° 136, OCT-DEC 1990
PEILIN J. : Essai sur la pensée calvinienne (p.565-574) (Traduit du chinois par A. Coupry).

CALVIN THEOLOGICAL JOURNAL, n° 2, 2006
K.Y. Maee : Hero or villain. Interpretations of John Calvin and his legacy.

ETUDES THEOLOGIQUES ET RELIGIEUSES, N°3, 2008
DERMANGE F. : Calvin aux origines de la Démocratie ? Notes bibl.

ETUDES THEOLOGIQUES ET RELIGIEUSES, N° 4, 1990
CARBONNIER J. : Le calvinisme entre la fascination et la nostalgie de la loi (p.507-518)
Leçon d’ouverture de l’année universitaire 1989-1990, prononcée à la Faculté de Théologie de Montpellier le 7 novembre 2007, lors de la remise du doctorat Honoris Causa au doyen J. Carbonnier.

FOI ET VIE, N° 2, AVRIL 1998
HALTER (D.): Job et Calvin.

FOI ET VIE, N° 5, DECEMBRE 1996
SCHOLL H.: Justus ex fide vivit. Les divergences luthéro-réformées dans la perspective du cours de Barth sur Calvin de 1922 (p.17-43)

LE MESSAGER (LE), N°3, janvier 2009
Dossier 500ème anniversaire. Du bon usage de Jean Calvin – Calvin en colère – Un Calvin très humain – Calvin sur internet – Calvin à Strasbourg – Des seconds rôles de premier plan – Calvin clés en mai (ou presque).

NOTRE EFFORT N°333, janvier 2008
L’héritage de Calvin et son importance pour les chrétiens aujourd’hui.

POSITIONS LUTHERIENNES, N° 3, 2001
WIEGER M. : Les lettres particulières de consolation dans la correspondance française de Jean Calvin.

REFORMED WORLD, n° 4, décembre 2007
John Calvin :
What is his legacy ? An international consultation seeks the answer on the eve of his 500th birthday
A lire aussi : John Calvin Rediscovered.- Ed.Edward Dommen & James D. Bratt, Louisville, Westminster John Knox Presse, 2007.

REVUE REFORMEE, N°185, 2-3 1995
- MARTIN (Alain-Georges) : Aimez-vous lire Calvin ?
(p.69- 72)
- DAUMAS (Jean-Marc) : Ecclésiologie: cheminement de la pensée calvinienne à travers les rééditions de l’”Institution chrétienne” (p.73-88)

REVUE REFORMEE, N° 191, NOVEMBRE 1996
MILLET (O.) : L’humanité de Calvin (p.9-24)

REVUE REFORMEE, n° 244, Octobre 2007
E. Brink : La prédestination et la liberté humaine peuvent-elles faire bon ménage ?

REVUE REFORMEE, N° 213, JUIN 2001
FATH (S.) : Calvin aux Etats-Unis : des Pères puritains à l’affaire Lewinski.

UNITE CHRETIENNE, N° 124, NOVEMBRE 1996
REYMOND (A.) : Calvin, l’Ecriture et les Pères de l’Église (p.21-39).

 

 

 

 

Cf. :
Calvin au-delà des caricatures
Calvin et les manuels scolaires…
Calvin en bref
Prédestination…
Calvin et la Loi de la liberté
Le calvinisme et la Cité
Protestantismes réformés
La résurrection du Christ
Calvin et l’élection : la pérennité de l’Alliance
Année Calvin. Un cheminement intéressant…
Pourquoi Calvin aujourd’hui ?
Une Alliance qui ne peut être rompue