À suivre…

Posted in Déroulement rolpoup on Mercredi 20 janvier 2010 by rolpoup
 
 

Un autre aspect…

 

 
 

L’Incarnation du Ressuscité

Posted in Déroulement rolpoup on Samedi 16 janvier 2010 by rolpoup

Luc 24, 36-48
36 Comme ils parlaient ainsi, Jésus fut au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. »
37 Effrayés et remplis de crainte, ils pensaient voir un esprit.
38 Et il leur dit : « Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos cœurs ?
39 Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai. »
40 Et disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds.
41 Mais étant néanmoins incrédules, loin de la joie et ébahis, il leur dit : « Avez-vous ici de quoi manger ? »
42 Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
43 Il le prit et mangea sous leurs yeux.
44 Puis il leur dit : « Voici les paroles que je vous ai adressées quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures,
46 et il leur dit : « C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour,
47 et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
48 C’est vous qui en êtes les témoins. »

*

… Le Ressuscité, qui est là présent, donne à ses disciples de le découvrir dans la communion d’un repas partagé. Au concret de nos vies, le Christ de la résurrection nous a rejoints pour nous tirer de la mort.

Et c’est le moment où tout commence. Le début de l’histoire d’un monde nouveau. C’est d’un envoi en mission qu’il s’agit. Annoncer conversion, ouverture des intelligences, et par là pardon et renouveau donné à toutes les nations à commencer par Jérusalem.

Cet envoi se fonde sur la rencontre du premier envoyé, le Ressuscité. Envoyé pour rencontrer le monde, envoyé dans la chair jusqu’à la souffrance et à la mort. Rejoignant toutes les victimes des souffrances du temps — et là on pense à Haïti —, avec lui au jour de sa croix pour la promesse de leur résurrection.

De quoi est-il question, en effet ? Du Ressuscité, mais du Ressuscité venant bel et bien dans la chair ! Avec ce qu’elle peut avoir de souffrant. Expliquant et montrant qu’il n’est pas un esprit, mais qu’il a chair et os, ses mains et ses pieds blessés, et si cela ne suffit pas, partageant un repas pour que la rencontre soit effective.

Les disciples d’Emmaüs, eux, l’ont déjà rencontré, lors du partage du pain. Ils le savent, ils l’ont vécu, il est présent au milieu de nous, vivant ; et le même qu’hier, alors souffrant. Et lorsqu’ils disent leur expérience, les autres disciples, perçoivent bien quelque chose de cette présence. Mais ne saisissent pas… Un fantôme !

Effrayant, mais rassurant aussi — en ce sens que l’on n’est pas tout à fait dans l’inconnu. C’est dans l’ordre des choses : il y a des morts et la détresse, et il y a des vivants ; et parfois ils se croisent. Mais au fond, tout est à sa place. Les disciples en sont là…

Mais voilà que ce n’est pas à cela qu’ils ont affaire ici. C’est bien Jésus vivant qui est ici, leur offrant sa paix : « La paix soit avec vous ». C’est bien lui qui est présent au récit des pèlerins d’Emmaüs. Pas un fantôme, mais Jésus en chair et en os. « Vous voyez que je suis en chair et en os », leur dit-il ! Et il leur montre ses mains et ses pieds…

Ils voient bien, mais sont incrédules, abasourdis plus qu’autre chose. Le Ressuscité est présent au milieu d’eux, ils le perçoivent, mais ils ne l’ont pas rencontré ; contrairement aux disciples d’Emmaüs. Alors, il va leur offrir de le rencontrer. À nouveau dans un moment de partage au quotidien ; à l’occasion d’un repas. « Avez-vous ici de quoi manger ? »

Et Jésus partage leur repas, il en mange. Repas partagé, expérience de la rencontre : tout va changer. Alors leurs yeux s’ouvrent : « il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures », nous dit le texte.

Dès lors, ils ont rencontré le Ressuscité, et ils vont être envoyés à leur tour en son nom, témoins de la présence du Ressuscité venu nous rencontrer dans la chair de notre quotidien, venu avec nous jusqu’au cœur de la souffrance et de la mort selon les Écritures ; pour nous en arracher, nous donner le pardon qui nous sort de la mort par le changement de nos intelligences, le mot donné ici par conversion. Il s’agit de notre accès à la présence du Ressuscité.

Changement de nos intelligences : il s’agit de recevoir sa présence, d’entrer dans sa communion, de percevoir sa vie, concrète, au cœur de la nôtre ; dans un partage sans lequel on ne le perçoit pas en vérité. Or c’est là qu’est la vie et son fondement ; notre vie, notre sortie de notre mort.

Il est ici, et il n’est pas un esprit évanescent, il est vivant, il est le Vivant. Mais il ne suffit pas encore d’en admettre l’hypothèse, comme en théorie. Il s’agit de saisir cette autre dimension, cette promesse sur laquelle il ouvre ; il s’agit de le rencontrer. Il s’agit d’une conversion de nos intelligences, d’une ouverture nouvelle de nos intelligences qui nous permette du cœur de la détresse et du deuil, d’entrer dans sa présence.

Alors s’ouvre un monde nouveau, pour lequel il nous envoie à notre tour. Quiconque l’a rencontré est appelé du cœur de sa mort à vivre de sa vie — c’est vous, qui savez le Vivant au milieu de nous : vous êtes ses témoins.

R.P.
Vence, Semaine de l’unité, 16.01.10

Noël… côté père

Posted in Déroulement rolpoup on Jeudi 24 décembre 2009 by rolpoup


Matthieu 1, 17-25

18 Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.
19 Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement.
20 Il avait formé ce projet, et voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint,
21 et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
22 Tout cela arriva pour que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit: « Dieu avec nous ».
24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse,
25 mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

*

Lorsque Matthieu nous présente Joseph, il nous présente un homme qui a déjà pleinement assumé ce qui lui arrive. Homme juste que Joseph, dit le texte. Un juste qui ne veut pas exposer sa fiancée à la honte et à la menace qui pèse sur une femme adultère ; elle dont il a pourtant d’abord pensé, mettons-nous à sa place, qu’elle l’a trompé… Avant même le mariage. Voilà ce qu’a dessiné le texte.

Joseph, homme juste, homme de « pardon », comme le Joseph de la Genèse pardonnant à ses frères. Cet autre Joseph, celui de Marie, pardonnant… à Dieu-même ! Et adoptant Jésus.

Mais quel rapport entre l’adoption de Jésus par Joseph et nous ?, me direz-vous peut-être. En quoi cette naissance, la naissance de cet enfant déjà Roi, me concerne ? En quoi dit-t-elle le retour à Dieu et le terme du cheminement de son peuple ? Qu’en est-il pour moi au-delà de la simple histoire de cette jeune fille, Marie, qui a un enfant sans que son fiancé n’y soit pour rien ? Eh bien, au-delà de cette superbe histoire de pardon et d’adoption, l’Évangile nous offre la parole du salut en Jésus-Christ.

Joseph adopte Jésus comme son enfant. Comme le nom même de Jésus l’indique (1, 21), il porte le salut du Seigneur ; le nom Jésus signifiant « le Seigneur sauve » ; il est lui-même en sa chair, la lumière et la Parole de Dieu, notre vie éternelle, le projet de Dieu pour nous.

Eh bien, c’est cela qu’il s’agit pour nous aussi d’adopter : le salut de Dieu, son projet pour nous — pour que s’accomplisse la promesse selon laquelle Dieu sera avec nous : Emmanuel.

Où se résout le fameux dilemme, à savoir : mais enfin, comment s’appelle-t-il, ce petit : Jésus ou Emmanuel ? Le Seigneur sauve, selon le nom « Jésus » — et ce salut est sa présence avec nous — Emmanuel, Dieu avec nous ; selon la promesse de la bénédiction : « le Seigneur est avec toi ». Jésus présence de Dieu parmi nous, demeure de Dieu, son Temple, qu’il nous faut être à notre tour.

Pour cela, il nous appartient d’accepter à notre tour ce que Joseph a accepté : accepter que la réalité la plus importante de notre vie ne vienne pas de nous-mêmes. Le salut éternel n’est pas quelque chose que nous devons produire par nous-mêmes, il est à recevoir, à adopter comme Joseph adopte dans la foi l’enfant que porte Marie. Le salut de Dieu est ainsi comme une réalité nouvelle qui nous surprend et nous dépasse, une réalité vivante que l’on ne peut connaître qu’en acceptant de la recevoir et de l’aimer : « Dieu avec nous ».

Joseph a du mal à accepter cette naissance, nous avons du mal à adopter le salut de Dieu. Cela choque notre volonté naturelle, celle d’être, tout seul, artisan de notre vie. Mais c’est vital. C’est déjà une bonne idée de placer son espérance, sa foi, en quelque chose de plus grand que soi-même. C’est déjà bien, par exemple, d’avoir foi en un idéal.

Mais plus que cela, en choisissant d’adopter cet enfant, Joseph reconnaît à Dieu sa place au-dessus de lui-même. Et il nous indique à l’avance que Jésus vient pour une mission inouïe : notre salut éternel.

Joseph, alors, a choisi : placer sa foi en Dieu, et faire passer ses propres aspirations après.

*

C’est ainsi que l’accomplissement de nos vies se fait quand nous sommes habités, transformés, fécondés par la présence de Dieu. C’est pourquoi Jésus s’appelle aussi Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu avec nous ».

Cette transformation, cette nouvelle dimension de notre vie est au-delà des mots de notre quotidien.

Aussi les témoins de Jésus en parlent-ils par images — disant que nous pouvons devenir « enfants de Dieu », que nous pouvons « naître d’en haut », « naître de Dieu », « naître du souffle de Dieu ».

Autant d’expressions qui nous disent aussi que notre naissance spirituelle est quelque chose qui doit se vivre dans notre quotidien. Cette vie nouvelle ne peut entrer dans notre vie qu’à l’exemple de la naissance du Christ, Dieu venant féconder ce que nous sommes pour qu’il en naisse quelque chose de nouveau et d’éternel.

Notre vie biologique pour heureuse qu’elle puisse être, est évidemment limitée en durée et en qualité. Quelle qu’elle soit, Dieu vient dans notre propre histoire, d’Abraham à nos jours, et il y vient comme de l’extérieur, pour nous féconder et faire grandir en nous une réalité nouvelle. Comme l’Esprit de Dieu porte la parole qui fait germer le corps de Marie.

Cette présence, tout en nouveauté, de la vie divine dans le quotidien de Marie est à l’origine de la conception de l’être nouveau qu’est Jésus — qui est ainsi fils de Dieu et d’une fille des hommes.

Notre existence est faite pour être fécondée par la présence permanente de la nouveauté de vie en Dieu, au cœur de notre réalité biologique, intellectuelle, sociale, artistique, professionnelle, etc.

Sans cette fécondation, nous restons stériles pour Dieu. Une vie ignorant sa portée spirituelle oublierait de manière illusoire ne serait-ce que le vieillissement inexorable de notre corps, en se réfugiant dans l’agitation. Attitude et stérile et frustrante, sans avenir.

En sens inverse, nier la dimension matérielle et concrète de nos êtres appelés comme tels à être fécondés par la parole de Dieu, conduit également à une vie évidemment incomplète, selon que « qui veut faire l’ange fait la bête ».

Pour être ce que nous sommes selon l’image du Christ, nous devons naître comme lui. C’est-à-dire recevoir la présence de Dieu au cœur de notre histoire personnelle, pour que nous devenions enfant de Dieu selon notre humanité.

La présence de Dieu dans notre vie ne remplace pas ce que nous sommes, elle le féconde. Et ce nous-mêmes qui naît de la sorte est effectivement un être nouveau, mais c’est en même ce que nous sommes — en plénitude, comme réalité nouvelle fondée en Dieu.

C’est de la sorte qu’en Jésus, Dieu accomplit le salut des enfants d’Abraham, enfants de la foi, et cela dans le concret de nos vies.

RP,
Veillée de Noël, Antibes 24.12.09

C.S. Lewis, Apprendre la mort

Posted in Déroulement rolpoup, Livres on Lundi 16 novembre 2009 by rolpoup

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C.S. Lewis, Apprendre la mort
(A Grief Observed, 1961)
Traduit de l’anglais par J. Prignaud et T. Radcliffe

http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=6266 :

« On aura rarement évoqué la mort de quelqu’un qu’on aime avec une telle justesse. Écrivant sur des cahiers d’écoliers, jour après jour, les sentiments et réflexions que lui inspirait la mort de sa femme, l’auteur évite tous les pièges du genre. Pas de sentimentalisme ni de fausse pitié, pas d’échappatoire dans un récit complaisant, mais une tendresse profonde, une foi non conventionnelle et un humour sur soi-même que met en valeur une écriture admirable. Publié d’abord sous pseudonyme, ce livre a été publié à nouveau sous le nom de son auteur C.S. Lewis qui a joué un rôle intellectuel important en Angleterre et qui est connu en France par ses ouvrages déjà traduits tels que « La tactique du Diable », « Le problème de la souffrance » et « Être ou ne pas être ». »

Et depuis plus récemment par ses « Chroniques de Narnia » et leur adaptation cinématographique.

Apprendre la mort
Édité en français en octobre 1974, aux éditions du Cerf,
dans la Collection « L’Évangile au XXème siècle »
est épuisé et pas réédité !

À lire – ici :

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Glospel / Émoglobal

Posted in Déroulement rolpoup, Livres on Jeudi 5 novembre 2009 by rolpoup

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À paraître

Vincent-Paul TOCCOLI & Roland POUPIN

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Glospel / Émoglobal

(Évangile dans un monde global)

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Regards partagés sur

Le Tiers Christianisme

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Essai de religiologie

À paraître aux éditions
Lethielleux

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1ère partie : Vincent Paul TOCCOLI – Glospel

2ème partie : Roland POUPIN – Émoglobal

vasarely

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Une prière exténuée…

Posted in Déroulement rolpoup on Dimanche 1 novembre 2009 by rolpoup

 

 

Job « savait qui vilipender ou implorer, à qui porter ses coups ou adresser ses prières. Mais nous, contre qui crier ? contre nos semblables ? Cela nous paraît risible. À peine articulées, nos révoltes expirent sur nos lèvres » (Cioran, La tentation d’exister, 1956).

 

 

 

 

 

Calvin : Back to the future

Posted in Déroulement rolpoup on Samedi 3 octobre 2009 by rolpoup

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Commémorations « année Calvin » : “Calvin : Back to the future”.

Comme Calvin était discret en matière de pub, son avenir fera-t-il aussi retour via nos commémorations dans la discrétion et la pudeur ?…

À l’image du film “Retour vers le futur”, dont le héros, Marty, remonte le temps pour se voir nommer (dans la version originale “Back to the future”)… Calvin, rapport à son slip (ustensile de pudeur s’il en est !), griffé de la célèbre marque Calvin Klein, ce que sa future mère pense être son nom !

Reste de cela que Calvin semble obséder moins chez les Anglo-saxons que dans son pays… où, dans la version française de “Retour vers le futur”, Calvin est devenu… Pierre (de Pierre Cardin) — un nom un peu plus… papiste !

Back to the future

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Cf. :
Calvin au-delà des caricatures
Calvin et les manuels scolaires…
Calvin en bref
Aspects de l’apport de Calvin à son époque
Prédestination…
Calvin et la Loi de la liberté
Le calvinisme et la Cité
Protestantismes réformés
La résurrection du Christ
Une Alliance qui ne peut être rompue
Calvin et l’élection : la pérennité de l’Alliance
Année Calvin. Un cheminement intéressant…
Pourquoi Calvin aujourd’hui ?
Obsession Calvin

 

 

«On» a marché sur la lune…

Posted in Déroulement rolpoup on Mardi 21 juillet 2009 by rolpoup

… Un «On» qui m’a émerveillé, dit (dans ce reportage) un des astronautes, un des hommes du «petit pas» – entendant prononcer ce «on» sur tous les continents de la Terre : toute l’humanité se perçoit comme partie prenante d’un «grand bond»…

C’était le 21 juillet 1969 à 2 h 56 UTC (3 h 56 heure française) ou le 20 juillet à 21 h 56 à Houston…

40 ans…




Le blues des fidèles d’Amour : soufis, troubadours, cathares…

Posted in Déroulement rolpoup on Mercredi 15 juillet 2009 by rolpoup


Voir aussi : « Dans les tuniques d’oubli des signes de mémoire« 


Al Hallâj, mystique musulman, rendu célèbre en Occident par Louis Massignon [1], entendait mourir à l’imitation de Jésus. Il a de fait été martyrisé, condamné pour sa profession de l’union mystique qui outrait ses coreligionnaires musulmans ; et qui correspond à la souffrance et la passion de l’amour impossible [2]. C’est cette impossibilité qui se scelle dans la fatwâ de 922, la sentence de condamnation qui mènera Hallâj au supplice.

La théologie d’Ibn Dâwûd d’Ispahan (ob. 909) [3], grand juriste – et mystique – qui avait émis une première fatwâ contre Hallâj déjà quelques années avant sa condamnation, révèle le péché que reprochent à ce dernier ses contemporains : l’assimilation à Dieu de la créature, atteinte à la proclamation de l’Unicité de Dieu. C’est le désir même de Hallâj qui est condamné, le désir de l’union avec Dieu qui se scelle dans sa passion.

Ici Ibn Dâwûd est sans doute fort proche d’Hallâj, Ibn Dâwûd qui prônait la non-consommation de l’amour humain, afin de perpétuer le désir. C’est l’exaltation ultime de l’amour tel que, selon la légende, le vivait, et le mourait, la tribu des Banû ‘Odhra – les «virginalistes» – qu’a chantée Ibn Dâwûd lui-même ; tribu où «on mourait quand on aimait» [4], conformément au hadîth :

«Celui qui aime, garde son secret, reste chaste, et meurt d’amour, celui-là meurt martyr».

Il est bien question, en effet, d’un rapprochement, et des plus étroits, de cet amour mystique et de l’amour «humain». Car l’amour pour Dieu, cet amour impossible de Dieu que souffrent les mystiques, est fort proche de la souffrance qui est dans l’amour inabouti de l’amant pour l’aimée.

Tout le problème est précisément celui de la relation entre cet amour, humain, et l’amour porté à Dieu. Dans la ligne d’Ahmad Ghazâli se trouve aussi Rûzbehân Baqlî de Shiraz (ob. 1209) [5], qui développe au plus précis la pensée qui situe le dévoilement de Dieu à lui-même – le regard de Dieu sur lui-même, – dans le regard de l’amant humain pour l’être humain objet de son amour.

C’est aussi dans cette tradition que se situe Ibn ‘Arabi de Murcie (1165-1240), musulman espagnol qui enseigne avec Rûzbehan que c’est Dieu «qui se manifeste à tout être aimé et au regard de tout amant. Il n’y a ainsi qu’un seul Amant dans l’Existence universelle (et c’est Dieu) de telle sorte que le monde tout entier est amant et aimé» [6].

Avec cette Espagne en contact nécessaire avec la chrétienté aquitaine et languedocienne, connaissant une mystique de l’amour qui fleurissait chez Ibn ‘Arabi, et que pratiquait déjà, au XIe siècle, un Ibn Hazm de Cordoue dans son Collier de la Colombe, apparaît un fait difficilement contournable : que la mystique islamique est au moins une des sources de l’amour courtois. Ce que confirme un Raymond Lulle n’hésitant pas à revendiquer l’influence soufie en exergue de son Livre de l’Ami et de l’Aimé.

Amour courtois en Occident, troubadours donc. Analysant le mythe courtois de Tristan et Iseult, Denis de Rougemont [7] remarque que l’amour de Tristan pour Iseult, et réciproquement, n’est jamais que recherche de l’impossible, recherche narcissique de soi à l’occasion de l’autre. Et évidemment, le soufisme parlant d’une recherche d’unification de Dieu et de participation à cette unification de Dieu, la chantant dans le sama’, la question de la proximité des deux traditions est bel et bien posée.

Dans l’étude de Denis de Rougemont, ce narcissisme, névrotique, débouche sur la rencontre de soi dans la mort, seule recherchée ultimement dans l’autre inaccessible.

Or la mort dans la poursuite de l’inaccessible est bien ce qui advient à Hallâj. Mieux, c’est ce qu’il dit rechercher. Être en totalité avec Dieu, ne faire qu’un avec la racine pré-existentielle de notre être est une tentation telle que nous y voyons parfois confusément une espérance paradisiaque – cf. Job 3, Jérémie 20, Baudelaire dans «Bénédiction», ou Cioran, parlant de «l’inconvénient d’être né». Là apparaît d’ailleurs ce en quoi la démarche ne débouche pas simplement sur une assimilation à Dieu : cette impossibilité de la fusion est la certitude de l’échec dont Hallâj meurt. Non pas qu’il y ait retrouvailles de soi-même en Dieu dans la mort, mais perte définitive de l’illusion de la totalité. Aussi l’entretien forcené de la non-rencontre de l’autre, et notamment de la femme vénérée, peut être aussi perçue comme reconnaissance dans le concret du fait qu’il est une altérité irréductible, une non-totalité définitive de nos êtres, qui loin de se résoudre dans la mort, y devient au contraire incontournablement irréfutable. Ici encore apparaît la proximité d’Hallâj et d’Ibn Dâwûd qui obtenait sa condamnation.

Ainsi le martyre d’Hallâj, imitation de celui de Jésus, et symbole de l’essentiel du vécu des soufis, s’avèrerait être finalement à l’opposé-même d’une névrose certes frôlée : proclamation définitive d’une altérité irréductible, jusqu’en Dieu-même, dont on prononce l’unification. On ne peut que remarquer la proximité d’avec l’Évangile de Jean : «nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui» (Jn 14:23) ; «qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux et toi en moi» (Jn 17:22).

Proximité aussi avec le catharisme, pourtant différent, comme l’Évangile de Jean, de l’amour courtois ! Mais que ne disent pas les cathares sur l’altérité irréductible quand ils prient un Dieu étranger à la Création ! Il faudra donc parler d’un complexe de civilisation, qui va de l’Espagne musulmane à l’Europe courtoise, où l’on est au fait à la fois de la splendeur de Dieu et par là-même de son inaccessibilité, qui est finalement celle de l’Autre, et de l’autre humain également. L’Autre est dévoilement pour chacun de son propre abîme, intuition de ce que dira le freudisme quant à la vanité du fantasme et à ce qu’il ne peut être assouvi. Cette intuition s’est traduite alors dans l’exaltation de la chasteté et le culte de la Vierge Marie, Dame courtoise par excellence – inaccessible comme un fantasme reste inassouvi. Ou chez les Dante avec Béatrice, les Pétrarque avec Laure, toutes deux voulues inaccessibles, mais vénérées comme dans un jeu frisant sans cesse le mortel, mais au fond se sachant mensonge : cette mystique sait très bien ne fonctionner que comme amour inaccompli.

L’amour s’adresse-t-il en effet à celle que l’on dit exaltée, à la dame concrète, quand son poète devine, au fond, désirer surtout éviter sa vraie rencontre ? L’amour ne se signifierait que dans un engagement concret, charnel, quotidien, qui précisément, serait la ruine de la quête de l’inaccessible.

Kierkegaard l’a exprimé au plus précis, concernant «le jeune homme» de La reprise: «la jeune fille n’était pas aimée ; elle était l’occasion, pour le poétique de s’éveiller en lui». C’est pourquoi,… ment-il (en toute sincérité !) qu’ «il ne pouvait aimer qu’elle [...] ; et pourtant, il ne pouvait que languir auprès d’elle, continuellement» [8]. Auprès ou, sans doute mieux, au loin. Pensons ici à Raimbaud de Vaqueiras, vouant un culte exalté, sur simple ouï dire, à la Beauté de sa Dame d’Égypte musulmane, Dame qu’il n’a jamais vue !

L’exil métaphysique que typifie l’exil biblique en Égypte ou à Babylone, et que les cathares ont perçu à la racine de leur théologie, cet abîme de la nostalgie soufie, se dévoile comme étant au coeur de toutes les mélancolies, de tous les blues : les esclaves noirs d’Amérique, autres grands exilés spirituels avec Israël et les cathares, et d’abord géographiques, avec Israël, le traduiront dans les mêmes thèmes bibliques : l’Exode, le passage de la Mer rouge ou du Jourdain, la Pâque – et celle du Christ -, avec leur charge symbolique. «Déportés d’Afrique de l’Ouest, depuis le XVIIe siècle, les esclaves noirs d’Amérique ont connu un sort cruel : tribus et familles dispersées, rites et musiques interdits. Dépossédés de toute identité, ils n’ont plus que le grain de leur voix et la couleur de leur peau pour se réinventer un peuple, retrouver enfin une âme» [9]… C’est, des champs de coton aux gospels, le blues, précisément, qui chante la perte irrémédiable d’une terre-mère désormais inaccessible [10], – mère symbolisée dans un pieu mensonge par une Vierge Marie, une Béatrice de Dante déjà décédée, ou une Dame d’Égypte que Raimbaud ne verra pas, – terre de la préexistence des cathares où l’on ne reviendra pas de ce côté-ci du ciel :

“Oh Lord, I want to be in the number,
when the saints go marchin’ in”.

R.P.




R.P. in Actes du colloque «Médiévales 97» – Bazièges (Haute-Garonne).
Cf. R. Poupin, « Hallâj : l’imitation de Jésus-Christ ou le martyre comme damnation”, Connaissance des Pères de l’Église (éd. Nlle Cité), n°47, 1992.

______________________________________

[1] Dans son livre La passion d’Al Hallâj, Paris, [1922] rééd. Gallimard, 1975.

[2] Cf. mon article “Is There a Trinitarian Experience in Sufism ?” in The Trinity in a Pluralistic Age, éd. Kevin J. VANHOOZER, Grand Rapids, Michigan / Cambridge, U.K., 1997.

[3] Cf. Henry CORBIN, Histoire de la philosophie islamique, Paris, Gallimard [1964], coll. Folio, 1986, p. 279 sq.

[4] Ibid.

[5] Cf. son Jasmin des fidèles d’amour (Kitâb-e ‘Abhar al-’ashiqîn), traduit du persan par Henry Corbin, Paris, Verdier – coll. “Islam Spirituel”, 1991.

[6] IBN ‘ARABI, Traité de l’amour, trad. M. Gloton, coll. “Spiritualités vivantes”, Paris, Albin Michel, 1986, p. 59.

[7] L’amour et l’Occident, Paris, Plon/U.G.E. – coll. 10/18, 1972.

[8] KIERKEGAARD, La reprise, Paris, Flammarion, coll.GF, 1990, p.73-74.

[9] Franck BERGEROT, Arnaud MERLIN, L’épopée du jazz. 1/ Du blues au bop, Paris, Gallimard, coll. Découvertes, 1991, p.13.

[10] Ainsi le dit celui que Michel Jonasz appelle “le Blanc qui chante Toulouse [comme] le Noir [...] chante ‘I was born to loose’” : ayant précisé : “il y a des races de peau, paraît-il. Pour moi, il y a surtout des peaux de l’âme, des peaux d’âme”, Claude Nougaro parle de “cet appel vers un homme transfiguré, vers un paradis perdu” : “je suis né dans un trou de mémoire et au fond de ce trou gît l’étoile, le lingot de ma vie” (in Le Nouvel Observateur n°2228 / 26 juin – 2 juillet 1997, p.35-36).




La planète des singes et le paradoxe du mimétisme

Posted in Déroulement rolpoup, Films, Livres on Jeudi 2 juillet 2009 by rolpoup

 

Dans un billet précédent, j’ai tenté de noter un rapprochement de La planète des singes, livre et films, d’avec la théorie de René Girard sur la violence, le mimétisme et le sacré.

Une approche naturellement ignorée par Pierre Boulle, qui ne connaissait pas la théorie que son compatriote avignonnais développerait bien après son œuvre à lui… L’approche est ignorée aussi des réalisateurs des films successifs, Schaffner et Burton. La dimension religieuse de la société des singes évolués n’apparaissant assez explicitement que chez ce dernier — une religion qui, de façon surprenante, ne connaît pas le sacrifice, contrairement à ce qu’il en est de toutes les religiosités classiques de l’humanité.

Voilà qui, par la bande, dénote, en regard de la théorie de René Girard, moins de violence à évacuer chez les singes que chez les hommes — le sacrifice en étant l’exutoire.

*

Apparaît en revanche nettement chez Boulle tout autre chose (une autre forme de violence, sous-jacente), aspect qui a été estompé chez ses interprètes cinématographiques : l’approche « racialiste » de la relation hommes-singes et de l’intérieur de la société des singes — avec ses trois races (chimpanzés, orangs-outangs, gorilles) et leurs spécialisations.

Une approche qui correspond sans doute au regard qui est celui de Boulle, homme de son temps — d’un temps colonial puis déjà post-colonial — sur les relations entre l’Occident et le reste du monde.

Un monde « racialisé », connotant « hiérarchies » des « races ».

*

Où l’on retrouve dans La planète des singes, mais façon métaphorique, ce qui est présent ailleurs dans l’œuvre de Boulle…

Quelques citations du Pont de la rivière Kwai :

— d’après un article intitulé « Pierre Boulle : un auteur racialiste » (http://adrien637.blogspot.com/2005/12/la-plante-des-singes-de-pierre-boulle.html) :

« De la bouche même de Nicholson [héros du livre] : « L’essentiel (…) c’est que les garçons sentent qu’ils sont toujours commandés par nous, et non par ces singes [les Asiatiques]. Tant qu’ils seront entretenus dans cette idée, ils seront des soldats et non pas des esclaves”.

Alors que Saïto menace les officiers à la mitrailleuse, un soldat s’adresse à Clipton : « Doc, ils ne vont pas!… Ce n’est pas possible! Ce singe jaune n’osera pas?… Et le vieux qui s’entête!”

Lorsqu’un britannique en mission de reconnaissance pour la destruction du pont revint raconter ce qu’il a vu, il dira : « Si vous aviez vu l’allure de ces sentinelles, sir ! Des singes déguisés. Une façon de traîner les pieds et de se dandiner qui n’a rien d’humain…”

Saïto fera un discours où il répétera à satiété, combien il hait les Britanniques. Les Japonais sont eux persuadés de leur ascendance divine. Lui prêtant une gestuelle des plus agressives, Boulle commente ainsi : « La brutalité de ses expressions et de ses gestes désordonnés devait cependant être attribuée à un reste de sauvagerie primitive.”

Le roman met indéniablement en scène la concurrence de deux civilisations définies sur une base raciale.

À propos de Nicholson : « Le résultat d’ensemble en arrivait à affecter seul son esprit, symbolisant et condensant en une structure vivante les efforts acharnés et les innombrables expériences capitalisées au cours des siècles par une race qui s’élève peu à peu jusqu’à la civilisation.”

De la bouche de Nicholson : « Vous savez, Reeves, je compte vraiment sur vous. Vous êtes ici le seul homme techniquement qualifié, et je vous laisserai une très grande initiative. Il s’agit de démontrer notre supériorité à ces barbares.” »

L’article en retire que pour Boulle « l’Occident possède en propre, des facultés qui lui sont exclusives. Ce n’est pas seulement une aide ponctuelle que Nicholson amena à l’Orient, il contribua à lui livrer un facteur central de la domination occidentale, qui sera mis à profit comme nous le savons par ces tigres économiques, sans qu’ils n’eurent à faire l’effort de le découvrir eux-mêmes. »

De sorte que Nicholson « contribuera à l’éducation à la science occidentale, d’une race qui gardera pour elle, les avantages qui lui sont propres : la capacité d’imitation, le conformisme social et l’abnégation asiatique. »

Et là, on a touché la question mimétique — la capacité d’imitation — le propre du simiesque !

Où le mimétisme est dévalorisant : on est loin du sens que lui donnera René Girard, lequel permet de faire apparaître le paradoxe qui est au cœur des romans de Boulle, et notamment de La planète des singes, où le simiesque est annoncé par le titre du livre et le nom l’espèce vouée à supplanter les hommes : les singes, l’espèce mimétique.

« L’homme apprivoisa les singes, il entreprit même de leur montrer à parler. Ils apprirent et par imitation, ils réussirent à prendre sa place au faîte de sa propre civilisation. Cette relation de l’homme blanc et du singe dans le roman, illustre la relation dans le monde réel de l’homme blanc européen et de l’homme asiatique », écrit l’auteur de l’article déjà cité !

Le mimétisme comme signe d’une déficience, d’une inaptitude à inventer, le mimétisme comme alternative à l’intelligence humaine ou — selon le « racialisme » de l’époque dont Boulle est le témoin — occidentale.

Or ce qu’a montré depuis de façon impressionnante René Girard, c’est que le mimétisme est le propre de l’intelligence, et que l’intensité mimétique est le propre de l’intelligence humaine : l’homme a une plus grande capacité d’imitation. C’est pour cela qu’il a sa capacité d’invention, et corrélativement de violence insoluble, pouvant aller jusqu’à l’autodestruction du groupe ou de l’espèce, sauf à l’évacuer dans le dérivatif sacrificiel du bouc émissaire — cette pratique sacralisée dans la religion… et ignorée de la société des singes, dans toutes les œuvres issues du roman de Boulle ! Où les singes sont moins aptes au développement parce que moins simiesques, moins mimétiques que les hommes.

René Girard a posé un constat qui ruine le racialisme de l’époque de Boulle : la capacité d’imitation à partir d’un certain degré d’intensité est bien un signe d’intelligence humaine, un fondement de la culture et de la civilisation !

Un constat qui, parallèlement, donne une force supplémentaire au roman de Pierre Boulle, ce qu’en ont retenu les films successifs : l’intuition de la force destructrice du mimétisme humain, voire le passage à l’acte (la destruction par armes nucléaires du film de Schaffner) ouvre la place à des civilisations moins fatiguées par les excès du mimétisme culminant en violence — c’est le phénomène constant de la montée des barbares (comme pour les Romains… fatigués, remplacés par des peuples en phase d’acquisition du partage mimétique de leurs prédécesseurs)…

Mais contrairement à ce qu’il en serait d’un remplacement par des singes — mettons, pour maintenir la modernité du mythe, suite à des manipulations génétiques comme pour le film de Burton — ; contrairement donc à ce qu’il en serait pour des singes, peu de doutes que le mimétisme humain mène les remplaçants au même terme que les remplacés : humains, et donc intensément mimétiques, donc aptes au progrès, et à l’intensification de la violence…

À moins de se résoudre à recevoir le dévoilement de ce phénomène humain-là et d’opter pour un autre mode d’évacuation de la violence, celui qui a conduit le Christ à la croix.