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… Choses diverses et autres

Posted in Déroulement rolpoup on dimanche 26 août 2012 by rolpoup

 

 

 

 

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À suivre…

Posted in Déroulement rolpoup on mercredi 20 janvier 2010 by rolpoup
 
 

Un autre aspect…

 

 
 

L’Incarnation du Ressuscité

Posted in Déroulement rolpoup on samedi 16 janvier 2010 by rolpoup

Luc 24, 36-48
36 Comme ils parlaient ainsi, Jésus fut au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous. »
37 Effrayés et remplis de crainte, ils pensaient voir un esprit.
38 Et il leur dit : « Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos cœurs ?
39 Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai. »
40 Et disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds.
41 Mais étant néanmoins incrédules, loin de la joie et ébahis, il leur dit : « Avez-vous ici de quoi manger ? »
42 Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
43 Il le prit et mangea sous leurs yeux.
44 Puis il leur dit : « Voici les paroles que je vous ai adressées quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures,
46 et il leur dit : « C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour,
47 et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
48 C’est vous qui en êtes les témoins. »

*

… Le Ressuscité, qui est là présent, donne à ses disciples de le découvrir dans la communion d’un repas partagé. Au concret de nos vies, le Christ de la résurrection nous a rejoints pour nous tirer de la mort.

Et c’est le moment où tout commence. Le début de l’histoire d’un monde nouveau. C’est d’un envoi en mission qu’il s’agit. Annoncer conversion, ouverture des intelligences, et par là pardon et renouveau donné à toutes les nations à commencer par Jérusalem.

Cet envoi se fonde sur la rencontre du premier envoyé, le Ressuscité. Envoyé pour rencontrer le monde, envoyé dans la chair jusqu’à la souffrance et à la mort. Rejoignant toutes les victimes des souffrances du temps — et là on pense à Haïti —, avec lui au jour de sa croix pour la promesse de leur résurrection.

De quoi est-il question, en effet ? Du Ressuscité, mais du Ressuscité venant bel et bien dans la chair ! Avec ce qu’elle peut avoir de souffrant. Expliquant et montrant qu’il n’est pas un esprit, mais qu’il a chair et os, ses mains et ses pieds blessés, et si cela ne suffit pas, partageant un repas pour que la rencontre soit effective.

Les disciples d’Emmaüs, eux, l’ont déjà rencontré, lors du partage du pain. Ils le savent, ils l’ont vécu, il est présent au milieu de nous, vivant ; et le même qu’hier, alors souffrant. Et lorsqu’ils disent leur expérience, les autres disciples, perçoivent bien quelque chose de cette présence. Mais ne saisissent pas… Un fantôme !

Effrayant, mais rassurant aussi — en ce sens que l’on n’est pas tout à fait dans l’inconnu. C’est dans l’ordre des choses : il y a des morts et la détresse, et il y a des vivants ; et parfois ils se croisent. Mais au fond, tout est à sa place. Les disciples en sont là…

Mais voilà que ce n’est pas à cela qu’ils ont affaire ici. C’est bien Jésus vivant qui est ici, leur offrant sa paix : « La paix soit avec vous ». C’est bien lui qui est présent au récit des pèlerins d’Emmaüs. Pas un fantôme, mais Jésus en chair et en os. « Vous voyez que je suis en chair et en os », leur dit-il ! Et il leur montre ses mains et ses pieds…

Ils voient bien, mais sont incrédules, abasourdis plus qu’autre chose. Le Ressuscité est présent au milieu d’eux, ils le perçoivent, mais ils ne l’ont pas rencontré ; contrairement aux disciples d’Emmaüs. Alors, il va leur offrir de le rencontrer. À nouveau dans un moment de partage au quotidien ; à l’occasion d’un repas. « Avez-vous ici de quoi manger ? »

Et Jésus partage leur repas, il en mange. Repas partagé, expérience de la rencontre : tout va changer. Alors leurs yeux s’ouvrent : « il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures », nous dit le texte.

Dès lors, ils ont rencontré le Ressuscité, et ils vont être envoyés à leur tour en son nom, témoins de la présence du Ressuscité venu nous rencontrer dans la chair de notre quotidien, venu avec nous jusqu’au cœur de la souffrance et de la mort selon les Écritures ; pour nous en arracher, nous donner le pardon qui nous sort de la mort par le changement de nos intelligences, le mot donné ici par conversion. Il s’agit de notre accès à la présence du Ressuscité.

Changement de nos intelligences : il s’agit de recevoir sa présence, d’entrer dans sa communion, de percevoir sa vie, concrète, au cœur de la nôtre ; dans un partage sans lequel on ne le perçoit pas en vérité. Or c’est là qu’est la vie et son fondement ; notre vie, notre sortie de notre mort.

Il est ici, et il n’est pas un esprit évanescent, il est vivant, il est le Vivant. Mais il ne suffit pas encore d’en admettre l’hypothèse, comme en théorie. Il s’agit de saisir cette autre dimension, cette promesse sur laquelle il ouvre ; il s’agit de le rencontrer. Il s’agit d’une conversion de nos intelligences, d’une ouverture nouvelle de nos intelligences qui nous permette du cœur de la détresse et du deuil, d’entrer dans sa présence.

Alors s’ouvre un monde nouveau, pour lequel il nous envoie à notre tour. Quiconque l’a rencontré est appelé du cœur de sa mort à vivre de sa vie — c’est vous, qui savez le Vivant au milieu de nous : vous êtes ses témoins.

R.P.
Vence, Semaine de l’unité, 16.01.10

Noël… côté père

Posted in Déroulement rolpoup on jeudi 24 décembre 2009 by rolpoup


Matthieu 1, 17-25

18 Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.
19 Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement.
20 Il avait formé ce projet, et voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint,
21 et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
22 Tout cela arriva pour que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit: « Dieu avec nous ».
24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse,
25 mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

*

Lorsque Matthieu nous présente Joseph, il nous présente un homme qui a déjà pleinement assumé ce qui lui arrive. Homme juste que Joseph, dit le texte. Un juste qui ne veut pas exposer sa fiancée à la honte et à la menace qui pèse sur une femme adultère ; elle dont il a pourtant d’abord pensé, mettons-nous à sa place, qu’elle l’a trompé… Avant même le mariage. Voilà ce qu’a dessiné le texte.

Joseph, homme juste, homme de « pardon », comme le Joseph de la Genèse pardonnant à ses frères. Cet autre Joseph, celui de Marie, pardonnant… à Dieu-même ! Et adoptant Jésus.

Mais quel rapport entre l’adoption de Jésus par Joseph et nous ?, me direz-vous peut-être. En quoi cette naissance, la naissance de cet enfant déjà Roi, me concerne ? En quoi dit-t-elle le retour à Dieu et le terme du cheminement de son peuple ? Qu’en est-il pour moi au-delà de la simple histoire de cette jeune fille, Marie, qui a un enfant sans que son fiancé n’y soit pour rien ? Eh bien, au-delà de cette superbe histoire de pardon et d’adoption, l’Évangile nous offre la parole du salut en Jésus-Christ.

Joseph adopte Jésus comme son enfant. Comme le nom même de Jésus l’indique (1, 21), il porte le salut du Seigneur ; le nom Jésus signifiant « le Seigneur sauve » ; il est lui-même en sa chair, la lumière et la Parole de Dieu, notre vie éternelle, le projet de Dieu pour nous.

Eh bien, c’est cela qu’il s’agit pour nous aussi d’adopter : le salut de Dieu, son projet pour nous — pour que s’accomplisse la promesse selon laquelle Dieu sera avec nous : Emmanuel.

Où se résout le fameux dilemme, à savoir : mais enfin, comment s’appelle-t-il, ce petit : Jésus ou Emmanuel ? Le Seigneur sauve, selon le nom « Jésus » — et ce salut est sa présence avec nous — Emmanuel, Dieu avec nous ; selon la promesse de la bénédiction : « le Seigneur est avec toi ». Jésus présence de Dieu parmi nous, demeure de Dieu, son Temple, qu’il nous faut être à notre tour.

Pour cela, il nous appartient d’accepter à notre tour ce que Joseph a accepté : accepter que la réalité la plus importante de notre vie ne vienne pas de nous-mêmes. Le salut éternel n’est pas quelque chose que nous devons produire par nous-mêmes, il est à recevoir, à adopter comme Joseph adopte dans la foi l’enfant que porte Marie. Le salut de Dieu est ainsi comme une réalité nouvelle qui nous surprend et nous dépasse, une réalité vivante que l’on ne peut connaître qu’en acceptant de la recevoir et de l’aimer : « Dieu avec nous ».

Joseph a du mal à accepter cette naissance, nous avons du mal à adopter le salut de Dieu. Cela choque notre volonté naturelle, celle d’être, tout seul, artisan de notre vie. Mais c’est vital. C’est déjà une bonne idée de placer son espérance, sa foi, en quelque chose de plus grand que soi-même. C’est déjà bien, par exemple, d’avoir foi en un idéal.

Mais plus que cela, en choisissant d’adopter cet enfant, Joseph reconnaît à Dieu sa place au-dessus de lui-même. Et il nous indique à l’avance que Jésus vient pour une mission inouïe : notre salut éternel.

Joseph, alors, a choisi : placer sa foi en Dieu, et faire passer ses propres aspirations après.

*

C’est ainsi que l’accomplissement de nos vies se fait quand nous sommes habités, transformés, fécondés par la présence de Dieu. C’est pourquoi Jésus s’appelle aussi Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu avec nous ».

Cette transformation, cette nouvelle dimension de notre vie est au-delà des mots de notre quotidien.

Aussi les témoins de Jésus en parlent-ils par images — disant que nous pouvons devenir « enfants de Dieu », que nous pouvons « naître d’en haut », « naître de Dieu », « naître du souffle de Dieu ».

Autant d’expressions qui nous disent aussi que notre naissance spirituelle est quelque chose qui doit se vivre dans notre quotidien. Cette vie nouvelle ne peut entrer dans notre vie qu’à l’exemple de la naissance du Christ, Dieu venant féconder ce que nous sommes pour qu’il en naisse quelque chose de nouveau et d’éternel.

Notre vie biologique pour heureuse qu’elle puisse être, est évidemment limitée en durée et en qualité. Quelle qu’elle soit, Dieu vient dans notre propre histoire, d’Abraham à nos jours, et il y vient comme de l’extérieur, pour nous féconder et faire grandir en nous une réalité nouvelle. Comme l’Esprit de Dieu porte la parole qui fait germer le corps de Marie.

Cette présence, tout en nouveauté, de la vie divine dans le quotidien de Marie est à l’origine de la conception de l’être nouveau qu’est Jésus — qui est ainsi fils de Dieu et d’une fille des hommes.

Notre existence est faite pour être fécondée par la présence permanente de la nouveauté de vie en Dieu, au cœur de notre réalité biologique, intellectuelle, sociale, artistique, professionnelle, etc.

Sans cette fécondation, nous restons stériles pour Dieu. Une vie ignorant sa portée spirituelle oublierait de manière illusoire ne serait-ce que le vieillissement inexorable de notre corps, en se réfugiant dans l’agitation. Attitude et stérile et frustrante, sans avenir.

En sens inverse, nier la dimension matérielle et concrète de nos êtres appelés comme tels à être fécondés par la parole de Dieu, conduit également à une vie évidemment incomplète, selon que « qui veut faire l’ange fait la bête ».

Pour être ce que nous sommes selon l’image du Christ, nous devons naître comme lui. C’est-à-dire recevoir la présence de Dieu au cœur de notre histoire personnelle, pour que nous devenions enfant de Dieu selon notre humanité.

La présence de Dieu dans notre vie ne remplace pas ce que nous sommes, elle le féconde. Et ce nous-mêmes qui naît de la sorte est effectivement un être nouveau, mais c’est en même ce que nous sommes — en plénitude, comme réalité nouvelle fondée en Dieu.

C’est de la sorte qu’en Jésus, Dieu accomplit le salut des enfants d’Abraham, enfants de la foi, et cela dans le concret de nos vies.

RP,
Veillée de Noël, Antibes 24.12.09

C.S. Lewis, Apprendre la mort

Posted in Déroulement rolpoup, Livres on lundi 16 novembre 2009 by rolpoup

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C.S. Lewis, Apprendre la mort
(A Grief Observed, 1961)
Traduit de l’anglais par J. Prignaud et T. Radcliffe

« On aura rarement évoqué la mort de quelqu’un qu’on aime avec une telle justesse. Écrivant sur des cahiers d’écoliers, jour après jour, les sentiments et réflexions que lui inspirait la mort de sa femme, l’auteur évite tous les pièges du genre. Pas de sentimentalisme ni de fausse pitié, pas d’échappatoire dans un récit complaisant, mais une tendresse profonde, une foi non conventionnelle et un humour sur soi-même que met en valeur une écriture admirable. Publié d’abord sous pseudonyme, ce livre a été publié à nouveau sous le nom de son auteur C.S. Lewis qui a joué un rôle intellectuel important en Angleterre et qui est connu en France par ses ouvrages déjà traduits tels que « La tactique du Diable », « Le problème de la souffrance » et « Être ou ne pas être ». »

Et depuis plus récemment par ses « Chroniques de Narnia » et leur adaptation cinématographique.

Apprendre la mort
Édité en français en octobre 1974, aux éditions du Cerf,
dans la Collection « L’Évangile au XXème siècle »
est épuisé et pas réédité !

À lire ici :

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Glospel / Émoglobal

Posted in Déroulement rolpoup, Livres on jeudi 5 novembre 2009 by rolpoup

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À paraître

Vincent-Paul TOCCOLI & Roland POUPIN

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Glospel / Émoglobal

(Évangile dans un monde global)

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Regards partagés sur

Le Tiers Christianisme

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Essai de religiologie

À paraître aux éditions
Lethielleux

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1ère partie : Vincent Paul TOCCOLI – Glospel

2ème partie : Roland POUPIN – Émoglobal
(projet / état provisoire)

vasarely

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Une prière exténuée…

Posted in Déroulement rolpoup on dimanche 1 novembre 2009 by rolpoup

 

 

Job « savait qui vilipender ou implorer, à qui porter ses coups ou adresser ses prières. Mais nous, contre qui crier ? contre nos semblables ? Cela nous paraît risible. À peine articulées, nos révoltes expirent sur nos lèvres » (Cioran, La tentation d’exister, 1956).